6.6.06

Témoignage de Christophe Gatineau

Quelques mots pour vous informer que le verycam me donne entière satisfaction et plus encore. A l’utilisation, on ressent que votre système a été pensé et développé par des professionnels de l’image pour des amoureux de l’image et des beaux plans.

Au-delà de ses fonctions premières, qu’il remplit en outre parfaitement au doigt et à l’œil, aussi simple soit-il d’apparence, c’est un outil qui ne singe pas un autre, et est totalement novateur et original même en étant peu onéreux. Il n’est pas non plus un énième accessoire bon marché pour ratisser une clientèle peu argentée ( qui n’a pas les budgets de tournage du cinéma ) comme on a pu le constater avec les glidécams et autres steady à trois sous.Entre parenthèses, votre système se comporte d’ailleurs beaucoup mieux que ces avatars en améliorant

la fluidité lors d’un déplacement type travelling avant par rapport à une caméra portée à l’épaule.


En conclusion, votre système est vraiment adapté pour ces caméras professionnelles légères qui ont vu le jour en 2000 avec la PD 150 et confère aux réalisateurs encore plus d’autonomie dans leur création à l’heure où les budgets sont en diminutions dans le secteur du documentaire. Le grand gagnant sera donc l’image par la mise en exploitation rapide de nouveaux points de vues et de mouvements insolites.


Toutefois, il n’exonère pas les opérateurs et réalisateurs de compétences personnelles techniques, bien au contraire et c’est peut être là, un écueil où certains peuvent tomber. Le vérycam ne remplacera évidemment jamais un steadycam ou une grue mais il trouve une place laissée vacante au rayon des outils de machinerie légères.

Merci

Christophe Gatineau
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Tourné dans les forets des hautes Pyrénées, Tête de mule a reçu la mention spéciale du jury au 8 ème festival international du film documentaire sur la ruralité à Ville sur Yron en Lorraine.

Résumé

Réunis autour d’une passion commune, trois hommes, Michel, Eddy et Frédéric clament haut et fort leur liberté et revendiquent leurs différences dans une activité vieille de plus 2000 ans. Dans les montagnes pyrénéennes, quand les machines ne peuvent plus accéder, ils viennent faire le travail avec leurs mules. Sur les chemins pentus, là, en des endroits oubliés, des endroits où le tracteur ne peut pas passer, là règne en maîtresse la mule, mais aussi le muletier… Si la mule peine, l’homme ne se repose pas non plus.

Tirant ou poussant tour à tour, il mène son animal à la voix, essayant de lui insuffler la force ou le courage, qui parfois, lui manque.

La forêt résonne alors des halètements de la bête et des cris des hommes.

Cet animal hybride, bien qu’il soit domestiqué, ne se laisse jamais totalement dominer et le travail ne peut se faire qu’à travers une complicité entre l’homme et l’animal. Frédéric, jeune aspirant au métier de conducteur de mules, apprend le travail au coté de Michel.

Filmés entre 1996 et 2006, ce film présente le parcours de ces trois personnes hors normes et de leurs mules. Malheureusement, la documentaire n’apporte aucun élément de réponse sur cette question essentielle : Mais qui des deux possède une tête de mule : la mule ou le muletier ?